
Madame de Staël
Anne-Louise-Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, connue sous le nom de Madame de Staël est une romancière et philosophe genevoise et française née le 22 avril 1766 à Paris.
Elle est fille de Necker, ministre de Louis XVI, initiée à la littérature dans le salon de sa mére.
Elle épouse le baron de Staël, ambassadeur de Suède. Le couple se séparera en 1800.
Avorable à la Révolution française et aux idéaux de 1789, elle adopte une position critique dès 1791 et ses idées d'une monarchie constitutionnelle la font considérer comme une opposante gênante par les maîtres de la révolution et donc elle doit fuir en Suisse.
Elle a donné naissance à son propre club culturel accueillant certains des plus grands intellectuels de l’époque.
Elle publie deux essais: De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations et De la littérature considérée dans ses rapport avec les institutions socials.
Elle a rencontré le philosophe Benjamin Constant, qui suivra également dans son exil ultérieur: leur collaboration intellectuelle à été beaucoup célèbre à l’époque, mais quand, en 1805 Constant a été compté parmi les opposants au régime, Napoléon, a ordonné sa disqualification de vivre à Paris, avec l’interdiction de s’approcher à moins de 150 km de la ville.
Elle repart en Suisse, à Coppet où a donné naissance à un nouveau salon, il devient le rendez-vous de l’élite de la pensée européenne et anti-napoléonienne.
Elle écrit Delphine où elle prend position pour les fammes et Corinne où elle presente ses idées sociales. Elle revendique pour la femme, le droit d’avoir une personnalité forte et d’avoir un rôle reconnu dans la gestion de la société, rôle qu’elle-même a tenté de jouer dans sa vie, mais en subissant violemment l’ostractisme des classes dirigeantes. C’est pourquoi elle n’a jamas publié ses écrits politiques.
Elle voyage en Angleterre, Italie, Allemagne où elle découvre le romantisme.
Un texte en faveur de la culture allemande enfin lui a coûté l’inimitié de gouvernement napoléonien. Dans De l’Allemagne elle définit les orientations théoriques majeures de ce que sera le courant romantique français:
- retrouver le langage du coeur et des sentiments;
- retrouver les racines du Moyen Âge et de la chevalerie qui sont les premières manifestations des nations modernes;
- retrouver le sens du spiritual et de la religion dont la poésie est l’expression la plus profonde;
- s’affranchir des règles; l’idéal, l’inspiration et le génie sont plus forts que la raison et que l’ordre.
Elle rentre en France et épouse Albert de Rocca, un jeune officier suisse.
Elle meurt en 1817.
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